• Iran: les négociations post-Genève sont en marche et les inspections vont commencer

    Iran:

    les négociations post-Genève sont en marche et les inspections vont commencer

    L'usine de production d'eau lourde d'Arak, vue 2006, source AFP

     

    Alors que aujourd'hui même, samedi 7 décembre, deux inspecteurs de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) sont arrivés à Téhéran pour se rendre demain à Arak, site de l'usine à eau lourde, coeur des préoccupations des puissances P5+1, l'application du pacte obtenu entre ces puissances et la République Islamiste d'Iran le 11 novembre à Genève se met doucement en marche. Des négociations pour fixer un cadre à l'acte intermédiaire de six mois doivent s'ouvrir la semaine prochaine à Vienne, Autriche. Ces néogications regrouperont des experts venus de Téhéran et d'autres venus des P5+1, c'est-à-dire les pays permanents au Conseil de Sécurité de l'ONU (USA, France, Chine, Royaume-Uni, Allemagne et Russie). 

    L'AIEA qui avait indiqué via l'Agence ISNA qu'elle jouerait un rôle dans les négociations prochaines, a donc dépêché deux inspecteurs dans ce complexe d'Arak sur lequel l'Iran n'avait plus livré un seul détail que ce soit en termes de conception ou de fonctionnement, depuis 2006. 

    Ce complexe est au coeur des soucis pour les P5+1 car il contient un réacteur à eau lourde et une usine de production d'eau lourde permettant l'enrichissement du nucléaire à 20%, c'est-à-dire l'étape nécessaire pour l'enrichissement nucléaire à 95%. L'usine permettrait aussi l'extraction du plutonium pour qu'il soit retraité et utilisé dans la conception de la bombe. En 2011, la Républiqe Islamiste avait refusé l'accès aux inspecteurs. Puis en février 2013, les craintes avaient été vives suite à la détection d'une mise en activité de la centrale grâce à une colonne de fumée s'échappant d'un réacteur. Les tensions avec Israël avaient été réanimées suite au dépassement de l'ultimatum fixé par le pays hébreu qui avait formellement interdit la mise sous tension de l'usine à eau lourde, eau lourde nécessaire au fonctionnement du réacteur. 

     

          

    Photo aérienne où l'on distingue la colonne de fumée. Source: JSSNews et The Telegraph

    L'accord de Genève a donc apaisé les émotions puisque l'Iran s'est engagé à établir un calendrier et les modalités d'inspection des sites avec l'AIEA en échange de l'allégement des sanctions internationales qui pèsent sur l'économie iranienne depuis bientôt dix ans. 

    Pourtant, le pays semblait maintenir qu'il voulait terminer les travaux sur le site d'Arak durant la période transitoire des six mois d'accord. 

    Autant dire que l'accord a beau avoir été signé, son application va encore nécessiter quelques petites nuits blanches diplomatiques... 

     

    Questions d'Orient/ Le 07 décembre 2013


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