• Les violences dans le monde

    Les violences dans le monde

     

    Si la géopolitique n'est pas essentiellement constituée de l'étude des conflits mondiaux, une bonne compréhension de ces derniers sont nécessaires pour saisir les rouages de notre monde et son instabilité chronique.

    Les guerres sont aujourd'hui les principales sources de violence de la scène mondiale. Sur cette scène mondiale, l'Etat étant présenté comme l'acteur des relations internationales, la sécurité mondiale s'est souvent confonfue avec la sécurité des Etats.

    Et l'Etat et ses rouages sont un élement indispensable à la stabilité sécuritaire de ce dernier. La majorité des conflits de ce 21ème siècle ont pris place dans des Etats où les structures administratives, sociales et militaires étaient totalement décomposées. Ces Etats défaillants (Failed States) se caractérisent donc bien par l'effondrement de ces trois composantes constituant l'appareil de l'Etat. Il en découle une perte de la légitimité de l'autorité publique qui ne peut plus s'imposer comme telle que partiellement. Et ainsi la majorité du territoire échappe au contrôle de l'appareil gouvernemental.

    L'évolution des conflits et aussi des formes de violences s'est traduit par le changement radical des victimes affectées. Alors qu'au début du 20ème siècle les militaires constituaient la part majeure des victimes et que les civils constituaient 5% des populations touchées, au 21ème siècle le rapport de force s'est inversé: 90% des victimes sont civiles. Ces chiffres et ces situations ont amené les Etats touchés et les grandes puissances coalisées à intervenir militairement ou grâce à des moyens divers.

    Avec les mouvements croissants démographiques de réfugiés et notamment de femmes et d'enfants, les violences contemporaines et infra-étatiques ont placé l'individu au centre des préoccupations poussant comme nous venons de le dire des puissances multiples à intervenir.

    Il ne s'agit donc plus uniquement de la sécurité des Etats mais aussi de la sécurité des individus composant ces Etats. Cette sécurité passe en premier lieu par un soucis des conditions de vie des individus. Etant la composante des sociétés actuelles, l'individu doit pouvoir jouir d'une sécurité réelle en temps de paix mais aussi en temps de guerre.

    C'est dans cette ambiance et face à l'augmentation des victimes civiles que la notion de sécurité humaine s'est développée. En 2001 a été créée la Commission sur la Sécurité Humaine et coprésidée par Sadako Ogata et Amartya Sen, respectivement universitaire japonaise née en 1927 et économiste indien ayant notamment remporté le Prix Nobel d'Economie.

    Dans son premier rapport intitulé La sécurité humaine maintenant remis en 2003 à Kofi Annan, l'Agence des Nations Unies rappelait que « la notion de sécurité humaine traite de la sauvegarde et de l’élargissement des libertés civiles essentielles. Il s’agit à la fois de protéger les gens contre les menaces aigües qui pèsent sur leur sort et de leur donner les moyens de prendre leur destin en main. Cela signifie également élaborer des systèmes qui donnent aux gens les bases de la survie, de la dignité et du bien-être minimum ».

     

    Le changement est dont l'intérêt porté d'avantage sur l'individu et plus précisement des questions de santé, de pauvreté, d'alimentation ou d'éducation donc sur des questions de modes de vie.

     

    Questions d'Orient/ Le 1/11/2013


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